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| nos coloc russes |
Après un voyage en bus long et désagréable, nous parvenons à Tagalle. Le conducteur du tuc tuc nous raconte des salades, à savoir que l’endroit où nous voulons aller est fermé. Il ne savait pas que nous y avions téléphoné pour réserver…La chambre au premier sur la mer est sympa mais très chère et surtout la propriétaire pas très propre sur elle. Or les gens sont impeccables dans leurs tenues, y compris les plus modestes. La pièce du bas et le jardin un vrai capharnaum. Nous repartons, un homme nous propose une autre chambre. OK. Un autre arrive, le propriétaire, nous lui proposons les passeports comme d’habitude, il les refuse et nous dit que le prix de la chambre est le double de ce qui a été annoncé. Que l’autre qui se présentait comme son frère, est un employé qui ne sait rien. Nous devons lui payer les deux nuits sur le champ. Nous levons l’ancre et ces voyous ne veulent pas nous aider à descendre les bagages.
Un jeune, en moto, nous salue et nous aide à chercher une chambre. La route qui longe la plage est ponctuée d’hotels, guest houses, rest houses. Complets ou pas très nets…Lui veut nous proposer qqc, soit. Nous arrivons en retrait du rivage chez sa tante qui nous montre une maison précaire, propre avec une chambre tristounette, peu de lumière…au milieu des bananiers et des cocotiers. Un varan. Pas d’Internet. Cela nous sauve et nous permet de refuser. Enfin la patronne d’un hôtel complet nous vante son home stay ( chez l’habitant). Dans un enclos où est la belle maison principale, une deuxième maison abrite 4 chambres sdb. Nous allons vivre là trois jours. Nous disposons d’une salle de bain personnelle non éclairé (miroir compris). Nous partageons à l’heure où Hollande et Merkel essaient d’éviter l’embrasement avec la Russie ce toit avec 3 jeunes russes. Ils font la cuisine avec leur propre bouteille de gaz. Le jeune très sympa écoute les nouvelles en russe sur Internet. Très convivial cette maison que nous partageons. Dedans, une colombe a un nid. Colombe de la paix ?
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| Fait penser MJ à sa tante d'Orléans |
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| Tea time chez eux... |
Sri Lanka est aspirée par le tourisme dans un tourbillon menaçant. Les prix sont multipliés par 10 pour les touristes ( entrée auParc Victoria..rice and curry local ou au restau pour étrangers). Ils sont parqués dans des hotels, des taxis, des bungalows des réserves, des restaurants. Derrière les phrases « what is your country ? « « you like Sri Lanka » difficile de reconnaître une curiosité saine d’une attente à laquelle on ne saurait répondre.
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| tortue prise dans le filet |

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| la glace |
Tangalle Harbour. Le sourire joyeux d’un gamin de 16 ans accompagne MJ. Il est à bord et nous regarde. Au port, son chalut sans radar embarque de la glace Ils sont 5 à bord. L’un d’eux parle français. Ils partent de 5 jours à 3 semaines. Sur le quai des mareyeurs achètent les prises. Nous regardons tous ces bateaux, quelle vie ont ces pécheurs tous ultra minces, à la peau burinée. Ils pêchent de gros poissons, plusieurs ailerons de requins sont déchargés ! Relation de la mer et du pécheur. Relire L’homme et la mer d’Hemingway
.
Odeur fumée de détritus qui brulent. Odeur acre, désagréable qui nous poursuivait déjà en Indes. Le matin, tout le monde balaie fébrilement, et allume un feu. La fumée empeste et va sur le linge étendu…Nous partons à pied le long de la très longue plage assaillie par les vagues. La mer ici paraît toujours déchainée. Des pêcheurs en deux lignes de dix hommes tirent un filet. Ils hèlent JL qui va les aider. Presque une heure. Le résultat est là. Maigre. Une belle tortue a été prise. Deux crétins étrangers bousculent les pécheurs pour s’en emparer et se faire photographier avec. Sans un mot, un pécheur reprend la tortue et la porte dignement dans l’écume vers la mer.
Des km de côtes...plus de pêche qu'en Inde
Nous parvenons à une plage où des locaux se baignent. Elle est protégée par des rochers qui brisent les vagues. Plaisir de nager sans peur. Pique-nique. Des bonzes arrivent pour se baigner.
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| linge qui sèche en 2 secondes |
A l’Est ; un hôtel de rêve idyllique entre une lagune et la mer. Grand luxe. Pour la prochaine fois !Nous partons pour Polhena près de Matara. (On peut s’y baigner plus facilement dit le guide). Toute cette région qui a souffert du tsunami est évoquée par Emanuel Carrère dans D’autres vies que la mienne.
| Des km de côtes...plus de pêche qu'en Inde |
JL a 59 ans. Diner dehors sous
les palmiers, à deux mètres de hautes
vagues tumultueuses qui sont immaculées sous le reflet de la lune. Pas
de plage, l‘écume lèche les pieds des hôtels. Les crables courent. …Nous sommes
seuls. Thon et poulet grillés. Bière locale pour JL. MJ a oublié le gout du
vin…Beaucoup de restau et structures vides. Comment s’en sortent –ils pour
vivre ? Le lieu est magique. Savoir apprécier ce moment. Nous retrouvons à
la maison nos jeunes russes « happy birthday »
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| Sortie du temple hindouiste à Hampi |
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| Avec un pécheur qui accroche des hameçons. Trncomale |

















