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| deux récoltes de riz au Kerala |
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| feuille de curry |
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| le poivre |
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| le gingembre |
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| tourisme responsable |
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| tapioca |
L’idiot du voyage et le tourisme
équitable
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| le collégien attend son bateau bus |
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| pécheur, étrangers, famille indienne dans piscine d' un resort "class"devant le lac |
En arrivant à Kumaracom, nous
remarquons un Centre de tourisme équitable ou durable. Nous allons tenter
l’affaire car sans arrêt se pose en voyage la question lancinante du rapport à
l’autre médiatisé par de l’argent. Que peut être l’avenir d’un endroit qui
surdéveloppe le tourismes ? Le touriste paie. Il est éphémère. Depuis
notre arrivée, nous trouvons les personnes avec qui nous avons des transactions
économiques, l’hotel et le restaurant, les transports, les entrées dans les
parcs et monuments (tarifs majorés pour étrangers), les commerçants plutôt
sympa, pas agressifs et très honnêtes quand il s’agit du petit commerce ( eau,
ananas..mouchoirs). Les rencontres se font beaucoup sur les quais, dans le
train et en bus. Et puis dans les chambres d’hotes ici Homestays où vraiment
certains nous accueillent avec sympathie, attention et gentillesse. D’autres avec
convoitise il est vrai.
Jeudi, tout le monde nous témoigne de
l’empathie au sujet de l’attentat de Charlie hebdo.
| tronc de la pirogue en jaquier (jack tree) |
La personne qui nous prend en charge pour l’après midi, en
dhoti, n’est pas comme MJ croyait un pêcheur. Non un militaire retraité.
Observateur d’oiseaux, il nous les signale et donne les noms…Il pagaie sur le
canoë qui nous emmène ( 5 personnes maximum) nous sommes 4. L’anglais se met à
téléphoner sur son mobile, mJ lui fait signe. Il continue. Sa femme l’excuse ‘ »il
doit appeler la Russie pour son business » L’arrogance
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| tissage de palmes pour les toits |
Souvent, MJ pense à Urbain le
sociologue qui réhabilite le touriste dans son livre l’idiot du voyage. Il
montre qu’on l’oppose au voyageur
qui lui serait paré de qualités. Dans un autre livre il étudie les réclamations
des touristes et établit qu’elles portent sur la distance entre leurs attentes
et la réalité. Le voyageur renoncerait aux attentes pour être ouvert à toute
éventualité et tolèrerait l’incertitude ?

A un rythme très doux, l’homme pagaie
à 6 fois d’un coté puis de l’autre ,assis à l’arrière de la pirogue. Nous
glissons dans la forêt, les canaux. Etapes chez deux familles pur voir comment tisser la fibre de noix de coco, coir – comment
cueillir les noix de cocos avec des chausses mobiles, comment tisser une
feuille pour faire des nattes ou des couvertures des toits,, comment recueillir
le vin de palme. Le principe est que nous ne payons 4 heures qu’après nous avoir montré les personnes se proposent de faire
avec eux et du coup s’amusent. Ils ne nous vendent rien et cela détend les
relations.. Pourtant MJ attendait un peu plus de contextualisation sur le plan
socio-politique…rien !
Nous cotoyons toutes sortes de
touristes-voyageurs, couple indien descendant en train pour passer deux jours à
l’ashram de la Mère AMMA, couple canadien venu dans le cadre d’une chorale à
Delhi invitée à chanter pour les personnes en fin de vie, corses elle spécialiste et pratiquant en
France l’aryuvédie et l ‘homéopathie « si vous voulez un bon traitement
il faut le faire en France », l’allemand qui n’a pas du parler depuis
longtemps et nous raconte sans reprendre souffle tout ce qu’il a fait dans son
voyage, la canadienne qui part voir le dallai lama…Psychologue d’entreprise qui
rentre d’un stage en montagne qu’il a organisé pour 200 employés avec escalade,
traversée de ponts mobiles…
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| petit déjeuner |
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| Echasses pour cuillette de noix de coco |
Des adresses, des réputations sont échangées à l’attente des bus, des trains.
Et nous ?, pour MJ c’est dur d’être dans un pays sans y travailler et y vivre. Elle a appris à avoir ainsi un autre rapport avec les gens du pays. JL a beaucoup voyagé seul, toujours dans des pays où il faut se débrouiller pour avoir des info sures (Cameroun. En Indes les gens sont bienveillants et dans les gares Cuba, Madagascar, Sri Lnaka) L’office master à Kotta yam n’ hésite pas à se déplacer pour désigner le bus recherché,
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| pagaie d'un coté puis de l'autre |
