samedi 10 janvier 2015

L’idiot du voyage et le tourisme équitable



deux récoltes de riz au Kerala



feuille de curry

le poivre

le gingembre



tourisme responsable

tapioca 


L’idiot du voyage et le tourisme équitable
le collégien attend son bateau bus
pécheur, étrangers, famille indienne dans piscine d' un  resort "class"devant le lac 
En arrivant à Kumaracom, nous remarquons un Centre de tourisme équitable ou durable. Nous allons tenter l’affaire car sans arrêt se pose en voyage la question lancinante du rapport à l’autre médiatisé par de l’argent. Que peut être l’avenir d’un endroit qui surdéveloppe le tourismes ? Le touriste paie. Il est éphémère. Depuis notre arrivée, nous trouvons les personnes avec qui nous avons des transactions économiques, l’hotel et le restaurant, les transports, les entrées dans les parcs et monuments (tarifs majorés pour étrangers), les commerçants plutôt sympa, pas agressifs et très honnêtes quand il s’agit du petit commerce ( eau, ananas..mouchoirs). Les rencontres se font beaucoup sur les quais, dans le train et en bus. Et puis dans les chambres d’hotes ici Homestays où vraiment certains nous accueillent avec sympathie, attention et gentillesse. D’autres avec convoitise il est vrai.

Jeudi, tout le monde nous témoigne de l’empathie au sujet de l’attentat de Charlie hebdo.
 
tronc de la pirogue en jaquier (jack tree)
 La personne qui nous prend en charge pour l’après midi, en dhoti, n’est pas comme MJ croyait un pêcheur. Non un militaire retraité. Observateur d’oiseaux, il nous les signale et donne les noms…Il pagaie sur le canoë qui nous emmène ( 5 personnes maximum) nous sommes 4. L’anglais se met à téléphoner sur son mobile, mJ lui fait signe. Il continue. Sa femme l’excuse ‘ »il doit appeler la Russie pour son business » L’arrogance
tissage de palmes pour les toits

Souvent, MJ pense à Urbain le sociologue qui réhabilite le touriste dans son livre l’idiot du voyage. Il montre qu’on l’oppose  au voyageur qui lui serait paré de qualités. Dans un autre livre il étudie les réclamations des touristes et établit qu’elles portent sur la distance entre leurs attentes et la réalité. Le voyageur renoncerait aux attentes pour être ouvert à toute éventualité et tolèrerait l’incertitude ?


A un rythme très doux, l’homme pagaie à 6 fois d’un coté puis de l’autre ,assis à l’arrière de la pirogue. Nous glissons dans la forêt, les canaux. Etapes chez  deux familles pur voir comment tisser la  fibre de noix de coco, coir – comment cueillir les noix de cocos avec des chausses mobiles, comment tisser une feuille pour faire des nattes ou des couvertures des toits,, comment recueillir le vin de palme. Le principe est que nous ne payons 4 heures   qu’après nous avoir montré les personnes se proposent de faire avec eux et du coup s’amusent. Ils ne nous vendent rien et cela détend les relations.. Pourtant MJ attendait un peu plus de contextualisation sur le plan socio-politique…rien !



Nous cotoyons toutes sortes de touristes-voyageurs, couple indien descendant en train pour passer deux jours à l’ashram de la Mère AMMA, couple canadien venu dans le cadre d’une chorale à Delhi invitée à chanter pour les personnes  en fin de vie, corses elle spécialiste et pratiquant en France l’aryuvédie et l ‘homéopathie «  si vous voulez un bon traitement il faut le faire en France », l’allemand qui n’a pas du parler depuis longtemps et nous raconte sans reprendre souffle tout ce qu’il a fait dans son voyage, la canadienne qui part voir le dallai lama…Psychologue d’entreprise qui rentre d’un stage en montagne qu’il a organisé pour 200 employés avec escalade, traversée de ponts mobiles…



petit déjeuner
Echasses pour cuillette de noix de coco  
Des adresses, des réputations sont échangées à l’attente des bus, des trains.


Et nous ?, pour MJ c’est dur d’être dans un pays sans y travailler et y vivre. Elle a appris à avoir ainsi un autre rapport avec les gens du pays. JL a beaucoup voyagé seul, toujours dans des pays où il faut se débrouiller pour avoir des info sures (Cameroun. En Indes les gens sont bienveillants et dans les gares  Cuba, Madagascar, Sri Lnaka) L’office master  à Kotta yam n’ hésite pas à se déplacer pour  désigner le bus recherché,
pagaie d'un coté puis de l'autre