samedi 3 janvier 2015


Les traders et les portefaix de KHOZIKODE (Calicut ), au Sud de Mahé, 1r janvier 2015
Tabac 

Comptoir portugais. Ils sont arrivés au XVème siècle avec Vasco de Gama. Repris par les Britanniques. Plaque tournante des épices vers l’Europe. (Récitations par cœur de Mamie Jo les comptoirs en Inde Mahé, Pondichéry…).

Pendant ces deux jours nous n’avons pas vu un seul étranger. (Ils sont dans des niches car dès l’arrivée à Fort Cochin nous les entendrons…français, hébreu). Nous changeons d’hotel pour aller au bord de la mer et surtout avoir le wifi,au moins dans le hall. Nous avons droit au petit déjeuner, lentilles, sauces, crêpes de lait de coco et riz. Heureusement, nous avons notre "écureuil" avec ananas, goyave, gâteaux épicés. JL a son son bocal de Nescafé. MJ  marche au thé aux épices Massala tea. Tous les deux avons un faible pour le lassi(yaourt) et le curd (lait caillé).


Il y a de grosses différences entre les états. Les langues d'abord. Parfois du mal à trouver quelqu'un qui parle anglais ou indi, nous le voyons avec nos amis de Bombay. Le Kerala rappelle à MJ l'Indonésie, Bali surtout hindouiste et la langue le malayan....A Goa l'alcool est libre. Au Kerala L’alcool est controlé et rare : des queues devant les boutiques d’alcool. Le gouvernement voudrait aller vers une restriction de la vente d’alcool. Le soir du 31 décembre un bar est ouvert dans un seul des hôtels au bord de mer. Des grillades de poulet tandori délicieuses (nous étions végétariens tous ces jours). Une bière et un verre de vin. C’est cher.
Dans un restaurant musulman Zain, le 1r nous sommes accueillis par des sourires de toutes parts. La dame âgée qui est à la caisse veille à notre service. Pas de menu, un liste de plats en malayan au mur et divers mets dans des vitrines, samosas, crêpes, entremets de toutes couleurs. Pas de verre, pas de couverts. Un lavabo dans la salle à manger. Les regards bienveillants.



Le 1r nous prenons la rue du « Big Bazar ».



Rue du BIG BAZAR
camions astiqués
Maisons basses à un ou deux étages dans une rue perpendiculaire à la Mer d’Oman. Tuiles d’argile rouge foncé sur le toit et sur un auvent. Au milieu de la rue des camions en file. Dans les bennes des véhicules propres et ornés, se dressent deux hommes qui hissent les sacs amenés à dos d’homme par des porteurs depuis les dépôts. Ceux -ci sont profonds. Les parfums nous assaillent. La boutique coté rue offre parfois des échantillons. Le sucre comme des tours de jeux d’échecs dans des couleurs ambres, carmels, bruns…24 espèces de riz dans des coupelles, des noix de muscade, des fleurs de muscade, de la cardamone, de l’oignon, de l’ail, des dates importées d’Iran et de Tunisie. Tabac, thé. Difficile de parvenir à identifier tous les produits.
Les courtiers à leur bureau font des calculs et de l’argent circule. La prière du muezzin n’interrompt personne. Deux mosquées. Des petits temples hindouistes. Dans des boutiques des images du Christ.


sucre de canne au choix



diversité des riz
une femme...
Riz et semoules de riz




L’un comme l’autre, nous sommes sollicités par les porteurs ou les commerçants pour les photographier. Ils veulent se voir ensuite. MJ prend 5 fois en photos un homme dont la tête est coupée.  Il en rit , heureusement. Rentrée à l’hôtel, elle voit que la tête n’était pas coupée du tout. Comme les écoliers les  questions sont "quel est votre pays ? Combien de temps restez-vous au Kerala? " en anglais 













Nous sommes loin de Hampi qui résonne en nous:

Entrelacis des canaux

et des verts bananiers
Un air de flute s’élève
De la cave 
Aux piliers sculptés
Trois hommes en dhotis blancs
Prient

Au couchant
Loin du bazar de Hampi
La gaule mal taillée
Un homme au turban beige
Ferre une anguille