dimanche 1 février 2015

Un décollage probable pour le Sri Lanka ?


Un décollage probable pour le Sri Lanka ?

7 Puits à l'eau de plus en plus chaude que l'on se jette dessus 
Fermées les portes de la guerre.
Même les temples avaient été des cibles. Sacrilège.
Beaucoup de cinghalais soulignent leur soulagement.
Leur espérance d’avoir un nouveau président après les turpitudes de l’autre.

Difficile de décoder cette petite  ile aux noms de rêve Sri Lanka =ile resplendissante, Ceialo pour les Portugais. Indépendante depuis 1948.  
Deux récoltes annuelles

pied dans l'eau, tête au soleil


Bain en forme de lotus Polonnaruwa 
Edits royaux Polonnnaruwa
Intérieur émouvant d'un temple Polonnaruwa



Nous profitons de Pollonaruwa, la seconde capitale. Chance de finir par trouver une guest house accueillante, au bord d’une rizière. La jeune femme parle bien anglais. Elle aurait aimé étudier la sociologie. Elle s’est mariée. Elle vient du même village à côté que le président, un agriculteur aussi. Elle fait pense à MJ à une amie italienne…vive, observatrice, discrète, des yeux pleins de vie. Les ruines ici plus tardives que celles d’Anadharapura sont plus impressionnâtes : une bibliothèque, un monastère, un stupa de 7 étages…Les maquettes des pagodes dans des enceintes carrées ou rectangulaire du Musée rappellent les monastères et édifices de Nara…Il pleut violement une nuit, heureusement. Quelques gouttes le lendemain sur nos bicyclettes de location. De vieux clous, un est crevé, garage, rien n’y fait…

Et puis c’est pour MJ le choc de découvrir la statue en granit du Boudha couché. Mort. Somptueux. Emotion.

Polonnaruwa: le boudha s'endort dans la mort





Etape d’une nuit seulement à Dambulla dans la guest house d’un électricien à la retraite. Chambre rudimentaire. La ville est sans intérêt. Un non lieu. Le site extraordinaire : une colline de rocs domine la ville dans lequel il y a 22 siècles, les hommes ont creusés des temples Les grottes  sont magnifiques. Dans des cavernes ont été sculptées des statues de bouddha. Toutes les parois sont ornées… Unique



Départ en bus. Conduit par un chauffeur qui se prend pour un conducteur de tank. Les passagers qui descendent se préparent avec le contrôleur comme s’ils allaient sauter en parachute : le bus ralentit, il  ne s’arrête pas. Des paysages de montagne et de jungle à couper le souffle par leurs couleurs,  leurs variétés et leurs densités font oublier la peur.

 Des mendiants  montent dans les bus systématiquement et montrent des plaies en scandant  des prières.
Partage entre le repli et l’empathie : rappel du roman de Mistry où il décrit les mendiants, ce qui  les fait voir autrement que comme uniquement des êtres souffrants.





Boudha protégé par le cobra(grotte de D.)

Du haut du temple ( grotte de Dambulla)

Comment connaître un pays ? Creuser ? Comment le faire avec une lorgnette très analytique. Comment mieux connaitre la société ? notre hotesse nous guide .  

Les mains : donner la connaissance (grotte de D.)

Kandy ville bouddhiste . Tout à coup, l’arrivée à Kandy, qui évoque Genève, il y a même le jet d’eau. Enfants et lycéens scolarisés en uniforme, foisonnement de publicités d’écoles privées. …Apaisant après l’enfer du carrefour routier que constituait Dambulla où convergeaint bruyamment les camions des halles, les toc-tocs, les motos, des deux cotés de la chaussée sur des bordures de latérite défoncée. Poussière, gaz carbonique, pollution, klaxons. Au mépris du respect de ce temple accroché sur la roche qui domine la ville.

arrêt de bus :sortie de maternité
Kandy ville bouddhiste . Le blanc partout. Temple sobre au-dessus du lac bordé d’une feston blanc. Répond à une vision des Indes  coloniales avec les bâtisses blanches et en bois sculpté. Richesse apparente. Les sorties des villes sont bordées de cabanes précaires, bâtisses non achevées dressant leurs pics de béton. Contraste avec des édifices de deux trois étages modernes recouverts d’affiches de pub. La circulation est infernale, asphyxiante et assourdissante. Surchargées les routes ne permettent d’avancer comme aux Philippines le développement routier est allé trop vite. Du trente à l’heure !
Temple de la dent
Nous allons réserver nos billets pour Adam's Peak dans 4 jours à la gare : plus rien ni en 1ère ni en seconde jusqu’au 4 dans 8 jours. Zut il va falloir se lancer sans siège assis garanti. Les gens ici doivent se déplacer avec des transports publics déplorables. Alors les motos  se multiplient. Des Km de marchés citadins très animés. En tout genre. Bien rangés, ordonnés. Des rabatteurs casse-pieds. Marché artisanal, alimentaire, textile..  Légumes, noix de coco, fruits, antiquités, bibelots, souvenirs, soies, friperie, chaussures, filets de pêche, quincaillerie, plastics chinois,
Corbeaux sortis de chez Hichkok. Cris stridents insupportables. Obligent les passants à se protéger d’une ombrelle.

Impression de changer de pays entre Kandy et le Nord d’où nous arrivons. Peu d’hommes en dhotis. Les femmes ne portent plus, ou moins, le saris ou les jupes longues. Des jeans, des leggins. Des femmes seules dans les restaurants. Des magasins tentants. Des boutiques de luxe. La promenade autour du lac  fait 5km , elle est balayée nickel. Le déversoir à 50m entravé de détritus. Dommage qu’il y ait tant de circulation.

Recherche d’une chambre. Prix européens pour des standards loin d’être irréprochables (fils électriques baladeurs, néons, propreté questionnable, fenêtre sur mur, sur garage…).Une chambre avec deux petites ouvertures comme dans une cellule de prison au-dessus d’une route à circulation assourdissante. Le proprio assure nous faire une faveur en nous la proposant à un prix élevé. Il ne veut pas garder les bagages, le temps que nous trouvions. JL reste avec les bagages, MJ explore. Tous est complet.  Par chance, un chauffeur agé de toc toc voit JL attendre et le conseille. Ce chauffeur nous conduit chez une dame. Avenante comme les femmes ici. Elles sont ouvertes, dans la relation, observatrices, actives. Diplôme d’astrologie !.

Ironie, le lendemain, nous sommes dans un magasin de tissus en train d’acheter de la soie et de chercher le change. Un gros homme entre, l’affreux de l’hotel d’hier. Mielleux, c’est le propriétaire de la boutique il nous demande comment nous allons et où sommes nous logés. Nous quittons sa boutique sur le champ.
soie et saris...

Notre home, au haut d’un chemin qui grimpe  à pic, au deuxième étage, une chambre avec un grand lit, une salle de bains bleu lavande, le wifi au rez de chaussée, une grande salle avec des baies sur des collines vert sombre où se dressent des cocotiers. Idéal pour nos pique-niques et observation des étoiles, quelle chance ! Nous allons avoir du mal à repartir !!!
Fermer les fenêtres à cause des singes.

Produits agricoles thé, noix de coco, riz, pêche, le pays a des ressources naturelles. Beaucoup de Tamouls ont vécu dans les pays du Golfe pendant la guerre. Il y a une diaspora importante aussi. Kandy donne une impression d’un pays qui marche bien économiquement alors que les petites villes et le peu que nous avions vu montrait un habitat précaire  et des habitants aux conditions rudimentaire. Il ya des fabriques de sous-vêtements Triumph notamment. Les modèles locaux ne sont pas les mêmes que ceux qui sont exportés, dommage. A creuser

Creuser ? Comment le faire avec une lorgnette faible. Nous discutons ici et là. La coiffeuse chez qui MJ se  rend, notre hôtesse qui a une bel intérieur ( salon , salle à manger, grand écran) et une cuisine moderne…
 Nous apprécions l’atmosphère recueillie du Temple de la dent. Le temple est simple, bois, pierre, atmosphère un peu des grands ensembles de monastères du Japon. Contraste avec les lieux saints hindouistes plus baroques. Cela dit partout le même fétichisme, à Bruges l’ampoule du sang du Christ, à Padoue saint Antoine ne pièces détachées…

Recroisons des québéquois . 


Présentation du nouveau né au temple des grottes




Ce soir le vent est frais il ne fait que 20 degrés, mais il faisait quand même 29 degrés