2009 Train Bangalore-Chennai
et syndrome du lotus de Krisna
Kukar
Dans le train où
mon voisin de devant regarde un DVD, celui à cote téléphone, je trouve le
klaxon incessant de la locomotive
intrigant puis casse-pied.
A la
fenêtre défilent des paysages qui me rappellent l’lndonésie: rizières et
cocotiers, tout est vert; des villages aux maison aux toits en palmes, certains
harmonieux, d‘autres abîmés par des maisons non terminées, des gravats..
Je lis Krishna KUKAR émule de Gandhi, Freire
et Tagore qui viendra aussi à Channai au
festival de musique carnatique auquel V. donnera trois concerts. Il dénonce ce
qu’il désigne comme le lotus syndrome
:croire que du marécage sort le meilleur conduit à accepter le pire.
Par la fenêtre du
train juste avant l’arrivée à Chennai à un arrêt je remarque un petit garçon
aux pieds nus qui charge un à un sur sa tête 5 sacs de grains, énormes sac
blanc tendus par la charge puis traverse
le rail pour les porter dans notre train. Dans son allure je lis de la
décision, de la fierté d’y parvenir, de mener une tâche à bien. De la dignité.