lundi 10 novembre 2014

le syndrome du lotus



2009 Train Bangalore-Chennai  et  syndrome du lotus de Krisna Kukar

Ÿ  Dans le train où mon voisin de devant regarde un DVD, celui à cote téléphone, je trouve le klaxon incessant de la locomotive  intrigant  puis casse-pied. 
A la fenêtre défilent des paysages qui me rappellent l’lndonésie: rizières et cocotiers, tout est vert; des villages aux maison aux toits en palmes, certains harmonieux, d‘autres abîmés par des maisons non terminées, des gravats.. 
 Je lis Krishna KUKAR émule de Gandhi, Freire et Tagore qui viendra  aussi à Channai au festival de musique carnatique auquel V. donnera trois concerts. Il dénonce ce qu’il désigne comme le  lotus syndrome :croire que du marécage sort le meilleur conduit à accepter le pire. 

Ÿ 



Par la fenêtre du train juste avant l’arrivée à Chennai à un arrêt je remarque un petit garçon aux pieds nus qui charge un à un sur sa tête 5 sacs de grains, énormes sac blanc tendus par la charge  puis traverse le rail pour les porter dans notre train. Dans son allure je lis de la décision, de la fierté d’y parvenir, de mener une tâche à bien. De la dignité.