lundi 10 novembre 2014

le tsunami 2009



26 décembre 2009, le tsunami 5 ans après 

«  Nous étions à Chennai, mon père a ressenti le tremblement de terre et a cru que c’était son fauteuil il en a changé et a alors compris. Nous ne savions pas si le Festival serait suspendu, finalement non. J’ai ce jour là chanté un chant à la déesse Terre qui doit supporter tant de fléaux. » 

Nous marchons sur la plage immense de Chennai qui a souffert du tsunami. Il est 20h et il fait nuit, il  y a de petits stands de nourriture, de ventes de jouets, de coquillages. Des jeunes jouent au cerf volant. L’atmosphère est gaie et bon enfant. Dans le Deccan Times je lis que à Chennai, les familles sinistrées, 5 ans après, ne sont pas relogées et ont rejoint un bidonville où elles sont privées de leur ancien gagne-pain lié à la pêche. La politique ce sont des choix, or je ressens  ici à travers les vieilles bâtisses de style colonial détruites, les arbres coupés  une   course à la  une modernisation par le commerce et  l’argent.  
 Le pays de Tagore et de Gandhi a -t- il-trahi ses promesses? Je repense heureusement à Paolo Freire en 95, à qui je confiais qu’il était dur d’avoir à se méfier des enfants au Brésil.  Me tenant la main i m‘a dit en me regardant « ne soyez pas si impatiente, il a fallu des siècles pour construire la France, le Brésil est encore tout jeune, il va grandir ». L’Inde est aussi en devenir, il faut lui faire confiance car il y a place pour la spiritualité et l’humanisme.