26 décembre 2009, le tsunami 5 ans après
« Nous
étions à Chennai, mon père a ressenti le tremblement de terre et a cru que c’était
son fauteuil il en a changé et a alors compris. Nous ne savions pas si le
Festival serait suspendu, finalement non. J’ai ce jour là chanté un chant à la
déesse Terre qui doit supporter tant de fléaux. »
Nous marchons sur la
plage immense de Chennai qui a souffert du tsunami. Il est 20h et il fait nuit,
il y a de petits stands de nourriture,
de ventes de jouets, de coquillages. Des jeunes jouent au cerf volant. L’atmosphère
est gaie et bon enfant. Dans le Deccan Times je lis que à Chennai, les
familles sinistrées, 5 ans après, ne sont pas relogées et ont rejoint un
bidonville où elles sont privées de leur ancien gagne-pain lié à la pêche. La
politique ce sont des choix, or je ressens
ici à travers les vieilles bâtisses de style colonial détruites, les
arbres coupés une course à la
une modernisation par le commerce et
l’argent.
Le pays de Tagore et
de Gandhi a -t- il-trahi ses promesses? Je repense heureusement à Paolo Freire
en 95, à qui je confiais qu’il était dur d’avoir à se méfier des enfants au Brésil. Me tenant la main i m‘a dit en me regardant « ne
soyez pas si impatiente, il a fallu des siècles pour construire la France, le
Brésil est encore tout jeune, il va grandir ». L’Inde est aussi en
devenir, il faut lui faire confiance car il y a place pour la spiritualité et l’humanisme.