Faire un blog est un défi en
voyage, l’accès au wifi n’est pas garanti. Par exemple à Calicut, dans un hôtel
de standing, rien…contrôle politique au Kerala peut-être ? de plus, MJ n’a accès à son courriel que
sur son ordi. Sur les autres, gmail
demande un code envoyé par tel mobile. Or son tel mobile ne marche pas
contrairement à ce que lui a assuré SFR au départ. (Même topo pour le code de
banque.)
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| procession avec bannière bouddhique arc en ciel |
S’ajoute à cela le fait d’être deux.
Ecrire à la première personne plurielle change tout…Des amis me disent que le
ton manque d ‘intériorité, trop descriptif, d’autres que nous donnons publiquement trop d’infos…Nous avons
rarement le temps de relire . Nous passons déjà des heures pour être connectés
sur des débits lents, à remettre plusieurs fois la même photo…Assurer la
régularité comme pour un journal est un engagement mine de rien.
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| les poissons aussi regardent les trains passer:gare de Negombo |
Et puis le choix, parler des bobos,
des menus, des rêves, des ennuis, des moustiques ? Ce n’est pas un journal
intime. Faire un beau voyage au moment de l’attaque de Charlie Hebdo est-il
décent ? plus encore MJ a perdu un très très grand ami, jeune, le 31
décembre. Fallait-il en parler ?
Voyageur versus touriste -resorter.
Comme à
Varkala et Goa, mais nous en avions vu à Cuba, en Turquie ( avec des )en
Thaïlande…nous découvrons à Negombo
des « ressorts », sortes d’enclaves où tout est occidentalisé,
où les usagers viennent lézarder
au soleil sur la plage et au mieux se baigner. Les étrangers s’y retrouvent
entre eux. Tout un personnel essaime autour d’eux. Coupure entre eux et les "locaux".
Voyager, c’est accueillir avec curiosité l’inattendu pour s’enrichir et évoluer.
Il y a un
prix à payer, des malentendus, sur le plat, le prix, la direction, l'heure…des
déconvenues, des attentes et des questions en ritournelle qui énervent.
Il y a la richesse, des sourires lumineux, des rencontres chaleureuses, des cadeaux modestes
(bananes, tomates), des découvertes inespérées.
Se méfier des généralisations, des comparaisons. Un pays est tellement complexe. Devant l’inconnu, MJ ressent le besoin de combler, d’émettre des hypothèses et tombe dans le piège :
En fait, il faut un moment pour
modifier les représentations élaborées ces derniers jours et trouver de nouveaux codes d’interprétations.
Un peu de mal pour MJ « indianisée » à retrouver ses repères. JL lui
est venu ici il y a déjà 4 ans voyait un pays moins « intéressé » par
les touristes qui sont des proies. Peu de personnes parlent anglais.
Voyager c'est aussi l'épreuve de l'improvisation. Et de renoncer à ses plans. Par moments, nous n'avons pas envie de changer de plan. Le bus partait à 8h15. Il n'existe pas en fait. Ne pas s'accrocher !! Le guide disait que les tickets ne sont en vente qu'à un endroit, l'employé de l'hotel le contraire... Entre deux aussi, difficulté à être clair. Seul on chane d'avis sans rendre de compte. A deux " Tu peux changer mais tu dois le dire expréssément. L'autre ne peut deviner.
Autre interrogation. Le vêtement. En Indes un régal, les saris, les hommes encore en dhotis, parfois buste nu. Beaucoup de
femmes ici portent des jupes, c’est plus joli que les leggins des Philippines mais
le port du sari risque de s »amenuiser. Les hommes des sarongs de couleur... Dans les trois pays indiens où nous sommes allés, le sari et
les tenues locales restent présentes même pour les hommes.
Il y a l'indice de développement humain et ce que nous voyons...Ici entre 50 et 60. Les lunettes, les chaussures et les dents sont un indice de la situation socio-économique. Pas brillante même si tous ont au moins des tongs. Nous croisons par ailleurs plusieurs mendiants, hommes et femmes décharnés de plus de quarante ans. Beaucoup de personnes jeunes, des
hommes, encore ont des gros problèmes de dents, rôle du machouillage du bétel
qui rougit les dents, hygiène et surtout absence de soins dentaires ?."ils
ne sont pas charmants" dit JL. Peu de personnes agées (5% de plus de 65 ans aussi sommes nous célébrés comme des vieillards!!! Comprends pas comment ils arrivent à une moyenne de vie de 74 ans à moins qu'il y ait des centenaires)
Roupie cinghalaise Les tarifs sont un casse-tête, même dans le bus le
receveur nous fait payer différemment les 12Km pour aller à Minhale, le berceau
du bouddhisme où le roi dans
sa conversion entraina le bouddhisme 256 ans après Boudha, trois siècles avant
JC Des structures touristiques
haut de gamme vides. Les hôtels
moyens sont trompeurs, corrects en surface, il faudrait faire le ménage et
bricoler en arrivant pour être bien. Ainsi à l’hôtel Ashok aux beaux couloirs
et potiches, aux portes sculptées en bois, nous cherchons en vain à faire
marcher la prise. La plinthe avec des fils biscornus se détache.



