mercredi 4 février 2015

Adam’s Peak. La montagne mystique. 2243m


Arrivée dans l'euphorie
Bus sous hautes protections
JL souhaitait grimper au Pic d’Adam ce qu’il n’avait pu faire lors de son premier séjour seul au Sri Lanka il ya 5 ans.. C’est le Mont Fuji des Sri Lankais. Tout citoyen doit y faire un pèlerinage religieux ou existentiel.  Il est magnifique d’ y voir le lever du soleil. MJ est restée en bas dans une chambre avec balcon sur des bambous et un torrent. Pour elle, elle se sentait au Kyu-Shu et un peu au Nepal à son trekking au-dessus de Pokara…Trop risqué pour elle de grimper aujourd’hui.
Bambous, torrent,  murmure


Le Pic d’Adam est  fameux pour posséder une empreinte de pied œcuménique. Boudha- Sri Pada -y aurait séjourné avant de partir pour l’au-dela ; à la demande de son disciple, il y aurait laissé une empreinte de son pied.  Ce serait celle d’Adam qui est venu expier son péché originel pour les chrétiens et les musulmans. Celle du pied de Shiva pour les hindouistes.

Les gens descendent de bus, en grappes. Cohue. Couleurs. Klaxons. Musique. Colporteurs.
Le Pic, les boutiques
Veillée d’armes à l’hotel, après un diner buffet ( différentes marmites de riz, haricots verts, feuilles avec noix de coco, pommes de terre, poix chiches, minimorceaux de poulet, parotha coupée..) Le patron montre une carte à la fin du repas et donne des conseils stratégiques.
Départ 2h du matin. Jl se met en marche. Des illuminations partout.

La nuit est limpide. Pleine lune dans deux jours. Une caravane de lumière serpente dans la nuit vers le ciel étoilé.  Harmonie de la nuit. Le chemin de pèlerinage conduit à la Voie Lactée. Magie de cette nuit.
Scintillements
Dès le départ c’est la fête. Chants religieux diffusés. Boutiques de vêtements chauds, de friandises, de pates de fruits, de fruits, de jouets, d’encens, puis des haltes  de prière. Portiques, statues de Boudha, bannières bariolées….Les gens sont gais, souriant, complices. Gravité dans les sourires. Il y a dans un pèlerinage une attente. Leur émotion est communicative. Et puis cette atmosphère bonne enfant et chaleureuse. Ils demandent d’où il vient, si il tient le coup. Et toujours ce sourire éclatant. Les gens sont pieds nus parfois, pour la majorité en tongs…beaucoup de femmes sont vétues du blanc. Beaucoup d’hommes portent leurs enfants dans leurs bras. On a mis des chapeaux en peluche contre le froid…
les feux
Fils de prière
Au départ, la pente n’est pas douce.  2km. Très vite, la montée du dénivelé  de 1000 m sur 5km, devient intolérable avec des marches inégales et la foule. C’est plus dur que prévu. Le chemin de plus va en se rétrécissant. Arrivée au sommet difficile par manque d’espace. Confusion. Debout ou assis, l’attente du lever du soleil s’effectue dans le froid. Longue. Puis le soleil arrive, somptueux. Il illumine toutes les rangées de montagnes couvertes d’arbres qui sortent de la brume. Alors l’effort physique se dissout. Satisfaction d’avoir atteint son but. D’être davantage soi-même par cette expérience. Avoir

 réussi

A la descente, le flux des montants continue. De jour, il est plus facile de les observer, les vieux sont soutenus par des jeunes, les vieilles par des jeunes filles, des familles de trois générations, des gens qui marchent mal, des fatigués, des aveugles, des gens qui halètent, des étudiants hilares, des gens qui courent, des gens qui peinent, des citadins voyants, des étrangers disparates. Un sentiment du collectif se dégage dans les échanges de regards et les sourires de connivence.
lever du soleil




Le soleil se fait de plus en plus assuré. Le vert brillant  des terrasses de thé luit.  La journée arbore un ciel bleu. Beauté des lignes d’horizon qui se chevauchent et des plants de thé en terrasse


Hévéas, bambous, eucalyptus...

le jour est levé



Jeux et bains dans le torrent 





Il est 9 h du matin. 
Retour radieux  près de MJ