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| Arrivée dans l'euphorie |
JL
souhaitait grimper au Pic d’Adam ce qu’il n’avait pu faire lors de son premier
séjour seul au Sri Lanka il ya 5 ans.. C’est le Mont Fuji des Sri Lankais. Tout
citoyen doit y faire un pèlerinage religieux ou existentiel. Il est magnifique d’ y voir le lever du
soleil. MJ est restée en bas dans une chambre avec balcon sur des bambous et un
torrent. Pour elle, elle se sentait au Kyu-Shu et un peu au Nepal à son
trekking au-dessus de Pokara…Trop risqué pour elle de grimper aujourd’hui.
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| Bambous, torrent, murmure |
Le
Pic d’Adam est fameux pour posséder
une empreinte de pied œcuménique. Boudha- Sri Pada -y aurait séjourné avant de
partir pour l’au-dela ; à la demande de son disciple, il y aurait laissé
une empreinte de son pied. Ce
serait celle d’Adam qui est venu expier son péché originel pour les chrétiens
et les musulmans. Celle du pied de Shiva pour les hindouistes.
Les
gens descendent de bus, en grappes. Cohue. Couleurs. Klaxons. Musique.
Colporteurs.
Veillée d’armes à l’hotel, après un diner buffet ( différentes marmites de riz,
haricots verts, feuilles avec noix de coco, pommes de terre, poix chiches,
minimorceaux de poulet, parotha coupée..) Le patron montre une carte à la fin
du repas et donne des conseils stratégiques.
Départ
2h du matin. Jl se met en marche. Des illuminations partout.
La
nuit est limpide. Pleine lune dans deux jours. Une caravane de lumière serpente
dans la nuit vers le ciel étoilé.
Harmonie de la nuit. Le chemin de pèlerinage conduit à la Voie Lactée.
Magie de cette nuit.
Dès
le départ c’est la fête. Chants religieux diffusés. Boutiques de vêtements
chauds, de friandises, de pates de fruits, de fruits, de jouets, d’encens, puis
des haltes de prière. Portiques,
statues de Boudha, bannières bariolées….Les gens sont gais, souriant,
complices. Gravité dans les sourires. Il y a dans un pèlerinage une attente.
Leur émotion est communicative. Et puis cette atmosphère bonne enfant et
chaleureuse. Ils demandent d’où il vient, si il tient le coup. Et toujours ce
sourire éclatant. Les gens sont pieds nus parfois, pour la majorité en
tongs…beaucoup de femmes sont vétues du blanc. Beaucoup d’hommes portent leurs
enfants dans leurs bras. On a mis des chapeaux en peluche contre le froid…
| les feux |
| Fils de prière |
Au
départ, la pente n’est pas douce. 2km. Très vite, la montée du dénivelé de 1000 m sur 5km, devient intolérable
avec des marches inégales et la foule. C’est plus dur que prévu. Le chemin de
plus va en se rétrécissant. Arrivée au sommet difficile par manque d’espace.
Confusion. Debout ou assis, l’attente du lever du soleil s’effectue dans le
froid. Longue. Puis le soleil arrive, somptueux. Il illumine toutes les rangées
de montagnes couvertes d’arbres qui sortent de la brume. Alors l’effort
physique se dissout. Satisfaction d’avoir atteint son but. D’être davantage
soi-même par cette expérience. Avoir
réussi
réussi
A
la descente, le flux des montants continue. De jour, il est plus facile de les
observer, les vieux sont soutenus par des jeunes, les vieilles par des jeunes
filles, des familles de trois générations, des gens qui marchent mal, des
fatigués, des aveugles, des gens qui halètent, des étudiants hilares, des gens
qui courent, des gens qui peinent, des citadins voyants, des étrangers
disparates. Un sentiment du collectif se dégage dans les échanges de regards et
les sourires de connivence.
| lever du soleil |



