mercredi 25 février 2015

A la belle étoile, à la bonne étoile



A la belle étoile, à la bonne étoile… 






Skoda Lodge, Colombo YMCA, Sunrise Hotel, Sunset Guest house, Velvett HeritLhotel age Home…46ème chambre le 23 février.L’hotel est notre chez nous, il faut s’y sentir en sécurité et c’est bien le cas pendant ce voyage. Pas de sentiment de danger, ni de menace. Même dans les gares. Nous laissons les bagages à l’hôtel réservé au téléphone, le temps d’en voir d’autres.

Tout d’abord, comment exprimer notre gout d’être à l‘hotel ? Nous aimons cette prise de possession d’un espace, ouvrir les bagages, se laver, laver parfois, s’installer, chercher les prises de courant, se battre avec le mot de passe d’Internet, repérer le système antimoustique et ses carences, lutter contre les portes/fenêtres qui ferment ou s’ouvrent…
Pas de femmes hélas souvent dans le personnel des hôtels, elles manquent.


Madurai vue sur le ciel : youpi
favoriser les courants d'air



Nous n’avons pas besoin d’air conditionné (AC) il fait chaud dans la journée 35 degrés environ, pas les nuits. Les pièces sont vastes, les lits aussi, parfois nous avons une antichambre ( Panjin, Auroville). Les Indiens occupent les chambres pour une journée ou pour une nuit, pour une famille entière. Il y a des fils ou des traverses  en bois (pour suspendre les saris ?). Parfois une terrasse. Non aménagée et pourtant vue très belle vue à Mysore, Kanyakumari…nous y restons…ou convertie en restaurant à Madurai, avec une superbe vue sur les tours altières du temple. Les pièces sont dépouillées, jamais de lampe de chevet ou de bureau sauf à Auroville.
MJ retrouve la vue qu'elle avait de son hotel  en 2009
homestay, nous à gauche, villa à droite


Il peut y avoir un miroir, un meuble pour poser les bagages, une chaise, deux, puis des gadgets qui rapprochent du standard international. Ainsi le journal accroché à la porte le matin. Le mieux que nous ayons eu au Résidence Tower étaient 9 éclairages dans la chambre et une piscine sur le toit ! le moins bien une seule ampoule pour la chambre et la salle de bain où le miroir n’était pas éclairé du tout…
Sauf à Mysore -et nous pouvions opter pour une autre chambre- les WC aujourd’hui sont occidentaux (pas le cas en 2009 ..encore des toilettes à la turc dans des WC publics, comment fait –on avec un sari ???). L’hygiène s’est améliorée considérablement, sauf à l‘extérieur (des villes sans tout à l’égout, des détritus partout, des lieux malodorants.)

hall british

vue de notre chambre de Kandy


Choisir l’endroit où se poser, deux nuits minimum, est un exercice qui requiert plusieurs types de compétences, parfois une épreuve. Il y a le prix à négocier par rapport à un tout. Même à deux parfois, dans la hâte de nous poser, nous omettons de prendre en compte des critères. Pouvons être séduits par l’accueil :

 Celui du bruit :à Allepey, alors que nous étions sur la route principale, le logeur a dit «  la nuit tombée il n’y a plus de circulation » .  L’enfer, les moteurs en marche, des coups de klaxon interminables! Nous avons compris après, que nous étions derrière un marché de gros de nuit. S’ajoute à cela le fait que, pour faire courant d’air, les pièces sont souvent ouvertes. Heureusement que nos colocataires à T. étaient discrets car les portes ouvertes où vole un rideau restent ouvertes. Le son de la télé est une nuisance redoutable, les voix masculines très fortes aussi…D’où la joie d’entendre le matin les oiseaux comme à Tanjore, le torrent comme à Adam’s peak, ou la nuit la chouette à Fort Cochin. La mer.

Gallé, nous avons renoncé à cet hotel un peu rustre...
 Les étages sans ascenseur …A la réception toujours plusieurs hommes attendent. Or seuls, les moins bas dans la hiérarchie, consentent à porter les bagages. C’est leur fonction rémunérée par le pourboire. S’ils sont occupés, il faut se débrouiller seul. Même dans les transports, les hommes n’aident jamais à porter quelquechose, surtout pour une femme.
balcon au pied d'Adam s'peak


La  fenêtre avec vue. C’est loin d’être le cas en Asie où pour aérer, les pièces peuvent donner sur des cours intérieures, couvertes ou non…Quel plaisir à Tanjore de voir les nuages, le ciel, l’horizon, les arbres, à Negombo les vagues alors que la baie du chic Residency Tower donnait sur …le mur d’un autre hôtel.

l’accès à Internet. Las, entre des hotels chics qui ne l’ont pas du tout comme à Calicut et des promesses non tenues, c’est parfois difficile, une fois le mot de passe entré, de garder la connection plus de 10 mn. Enervement. Mots d’oiseaux. Attente impatiente de l’autre sur le même poste. Surtout que MJ est coincée avec son courriel gmail. Il lui faut un code si elle se branche ailleurs que sur son ordi perso. Or ce code est envoyé sur son téléphone mobile français SFR. Or ce mobile ne peut fonctionner en Indes. Alors, alors ? Heureusement elle avait ouvert un autre courriel mais ses correspondants ne le savent pas ! Rage. La sacro sainte sécurité nous tue Comme pour la banque, le même code secret envoyé par le  même tel. !!!
Guest house :notre hotesse de Pollnaruwa

Les protections anti moustiques:les filets aux fenêtres sont l’idéal. Rares. JL déteste les moustiquaires sur les lits où il faut reconnaitre on étouffe. Tout un bataclan de crèmes, colimaçons, trucs à mettre sur les prises ne servent pas à 100 %100.

Les prises de courant. Faut-il l’ouvrir avec un crayon ? Comment brancher ou recharger le ipod, le rasoir, les deux appareils photos, le fer à repasser ( joyau de notre voyage), l’ordi, l’antimoustique…avec une seule prise parfois en altitude.

La salle de bains. Pas toujours impec : des fils électriques pendouillent sur de beaux azulejos bleu lavande... Malgré la chaleur, nous n’avons pas d’eau chaude ou tiède. Pas de citernes sur les toits comme en Palestine ou Israel …De l’eau au lieu du papier hygiénique, génial comme au Japon. Quant aux douches tous les cas de figure se présentent, même celle que l’on ne peut fermer ou celle qui se coupe alors que nous sommes savonnés et non rincés.

linge sec en qq minutes
L’emplacement A Auroville nous sommes à 5 km du centre, les vélos sont de vieux clous sans éclairage. Bref nous sommes coincés. Nous avons réservé sur Internet tout était complet et nous retrouvons dans un e guest house, ancienne manufacture de vêtements, le matin des ouvriers y travaillent. Tristounet. Pa possible d’aller faire du tot ou tard…A Varala, nous observons les feux des bateaux au large, à Kanyakumari aussi. Magie.
Et encore…
Le choix du matelas, la notion et la taille de draps, les serviettes de bains (non fournis au Skoda lodge !!! heureusement MJ a sa mini serviette brevetée par Syl.)

Nous bénéficions parfois d’une bouteille thermos, de fleurs, d’un frigidaire et même d’un coffre-fort, d’une cuisine commune.

A Negombo, nous avons apprécié d’avoir pu faire la cuisine, un poisson acheté au marché et un curry avec des haricots verts et des aubergines. Quel régal ! A Fort Cochin aussi …Cela nous manque.
A Auroville, nous avons une cuisine et une machine à laver ce qui plait à JL est très exigeant sur le lavage du linge. ( nous pouvons vous faire une étude comparée au Kg , à la pièce, avec ou non repassage…). Ici ce qui est bien, un vêtement sèche en 40 mn ; MJ a du coup lavé son sac à main et brossé sa valise…Nous n’avons pas eu besoin par souci de propreté de prendre nos draps sacs comme cela nous est arrivé ailleurs.

Notre bougie festive a servi lors d’une panne. La pile tous les soirs, car le soleil se couche très tot 18H25 ; JL allume de  l’encens souvent avec notre musique (jazz, opéra, latino..).

Les nuits sont étoilées sauf en altitude au Sri Lanka.