mardi 3 mars 2015

auroville 2/3e kiboutz indien. Le progrès. L’éducation tout au long de la vie


avant le lever du jour, anniversaire de la fondation 28.2. 1968

Fête de la science des écoles



Chance d’assister à la fête de la science des écoles du primaire de la zone. Les enfants proviennent d’écoles d’Auroville, d’écoles privées et d’écoles du gouvernement  (différences dans uniformes et dans le fait d ‘être pieds nus ou non…). Les enfants interpellent MJ ,pour lui montrer leurs projets.




les petits viennent voir les projets des grands




un périscope, la prévention et un éolienne

fierté 

inventer un microscope non couteux

Différentes écoles réunies



Nous trouvons une autre guest house, le centre pionnier de 1968  avec encore quelques huttes en branches de palmes. Nous avons une  chambre lumineuse avec terrasse, au milieu d’arbres touffus de toutes sortes et d’oiseaux. Qui dit plantes dit  moustiques. Nous avons choisi de ne pas prendre le lunch. Régime frugal. Le soir, nous prenons notre panier avec nos assiettes en inox et dinons avec d’autres « guests »   et membres de la communauté ( dix familles dont beaucoup de tamouls). En fait, peu de relations avec les aurovilliens. Leur économie repose sur la guest house et les salaires des membres employés dans maintenance, électricité, ravitaillement… Ils ne font pas les choses bien (pain complet mais  sec, que du thé au lait préparé par un grand diable russe agé irritable, sucre et sel sous clé, quantité insuffisante..). Les guests sont hauts en couleur et sympathiques : architecte paysagiste  norvégien, étudiante roumaine, psychothérapeute britannique, cinéaste indien, des slovaques. Et surtout un couple adorable et rayonnant, lui ukrainienne, elle russe, de Kiev. Nous les retrouvons à l’étape suivante. Lui a un sourire communicatif et rit souvent. Certains en sont à leur 16ème mois de voyage après 7 ans de travail pour économiser, d’autres travaillent comme « volontaires » ici et là, un couple français demande à JL quelles sont « les villes à éviter », apparemment rebutés par l ’Inde où ils viennent d’arriver, soulagés de trouver en Auroville un microcosme occidental. Pour certains, Auroville est une proposition d’une Inde apprivoisée, décaféinée.

En vélo sans lumière nous ne pouvons nous rendre aux concerts et à des spectacles de danses. Tous les soirs il ya des spectacles de qualité gratuits presque. Nous n’avons pas eu le temps de voir les réalisations techniques no grand chose en dix jours. Ce qui est intéressant est cette notion marxiste de progrès par la science et la technique. Il faut agir. Au fil de notre bicyclette nous avons observé
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une présentation passionnante  de projets par des enfants du primaire. Action d’Auroville sur les écoles alentour qui étaient toutes rassemblées donc. Pédagogie active pour la Mère, il fallait mettre fin aux écoles, l’école pour elle devait être  The last school. N’y sont pas parvenus. Ecoles du « libre «  très marqués  par l’idée d’apprendre soi-même avec le professeur comme guide et dans la joie. L’autonomie. Les enfants ne passent pas  de diplomes. Sont en train d’ouvrir une école Montessori pour les enfants en difficulté. Projet d’université sans diplôme fondée sur retours d’expériences.

-un chantier d’archéologie : site funéraire mégalithique 2500 avant JC.  Sur un feu, un homme essayait de faire cuire des poteries à la façon des hommes de cette époque :les  poteries ont éclaté. Il va recommencer !


chantier archéologique au centre de A


fouille archéologique

essaie de poterie avec technique 2500 av JC
potière aujourd'hui

époque mégalithique 2500av aire funéraire


-Dans une unité qui est un véritable jardin botanique dans la forêt nous découvrons une poterie (de la terre apportée).

- Food pour tous, magasin coopératif, avec tous les produits européens et indiens..adhésion mensuelle et chacun se sert selon ses besoins sans payer

-Savannah, chantier de reforestation. Ici c’était un terrain desséché de latérite qui a été planté en forêt. Cela évoque  le kibboutz de Hatzerim dans le désert pour MJ. Elle accueillait des jeunes : les offres pour travailler comme « volontaire «  sont variées. Centre de recherche sur l’écologie, l’habitat et le climat…
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--le yoga. Leur centre offre toutes les formes de yoga, taïchi les arts martiaux. Prof internationaux  compétents. Beaucoup de femmes.

la diététique et l’élevage. Soins aussi d’animaux par des vétérinaires. Troupeaux de chèvres grasses et blanches

L’architecture nous interpelle également.  Beaucoup de maisons, ensembles très beaux, shibui dirait –on en japonais : forts et sobres. Le sommet est le Matri Mandir. Ce centre de méditation semble sortir d’e l’imaginaire d’une BD

Fête au Matri Mandir et sa visite
Un banyan géant marque le centre d’Auroville,  le lieu choisi sur la carte pour bâtir son cœur. Son âme disent-ils. C’est le lieu de méditation. Géode  couverte de soucoupes d’or. Des procédures sont obligatoires pour le visiter car il y a trop de demandes. Ce coté fastidieux dépassé, nous avons eu la chance d’avoir  une première visite de l’ensemble, puis  deux jours plus tard d’entrer .La salle de méditation donne sur un globe de cristal au centre. Essentiel. Un rayon de soleil luit sur cette boule transparente. Assis sur les  84 coussins, en cercle, nous passons en silence 10mn puis descendons sous le globe. De l’eau glisse sur des pétales d’un bassin. Envie de rester là. Hors du temps.
Admiration pour la beauté de cet ensemble surprenant, grandiose, en harmonie avec les arbres, les parcs. Lumière et jeux géométriques de lignes et de matériaux. Nous sortons radieux.


Activités multiples, des exigences encore non atteintes

 Les terres de la communauté sont disséminées dans un vaste territoire où il y a des villages. Encore pas mal de huttes (toits en palmes) sans eau courante. L’eau est apportée en bobonnes à  à des robinets publics, pas de tout à l’égout. La chaleur, les odeurs…Beaucoup de maison en dur ont été construites grâce aux retombées d’Auroville.  De plus, les villageois ouvrent des guest house en concurrence avec celles d’Auroville : moins chères mais ne donnant pas accès à la carte d’’Auroville, le Sésame
Auroville a développé des activités économiques diverses et de pointe  :  scieries, couturiers, manufacture  de textiles, de cosmétiques, d’encens, informatique…Circulation en moto, des centaines partout qui klaxonnent. Pénible. Invraisemblable que dans ce lieu le transport ne soit pas collectif. Aucune créativité pour résoudre ce problème crucial des transports. Motos pétradants et riqshaws casse-cous qui,de plus, polluent. Beaucoup d’accidents. Nous allons sur la cote, la plage est sale, la mer aussi. Paradoxe, il s’y construit des hôtels. Quel plaisir de venir sur ce rivage ?
D’après notre mentor (aurovillien depuis 96) le niveau de vie a vraiment augmenté alentour.  Tous les enfants sont scolarisés alors que les générations d’avant non. Il explique ainsi les problèmes liés à l’alcoolisme et aux femmes battues. Confiant, il affirme qu’avec l’éducation tout est en train de changer. Avec le niveau de vie aussi. 2000 aurovilliens dont la moitié indiens, majorité de Tamouls  mais aussi des bengalis qui avaient suivi Sri Aurobindo. La communauté emploie 5000 employés, ce qui enrichit la région. Le gros problème est qu’actuellement, il y a un danger de l’immobilier qui construit des villas de luxe.Auroville est devenue à l a mode en Indes et pour la jet society « Face à cela  face à l’argent nous aurovilliens sommes dépourvus ».

Cela a un effet positif sur la région. Un des problèmes étant de ne pas être assez nombreux. Auroville devait accueillir 50.000 habitans, ils ne sont que 2000. C’est extraordinaire de voir déjà tout ce qui existe et tient. 40% de français comme la Mère. 600 enfants, des tensions entre les fondateurs qui ont construit à la force d poignet la ville et les générations suivantes plus exigeantes sur le plan du développement personnel. Différence aussi dans le rapport de soumission /admiration des premiers à la Mère et à Sri Aurobindo. Les innovations soulèvent des conflits ainsi où nous sommes la destruction des huttes pour construire en dur a été refusée par certains membres parce qu’elle correspondait à un passage à une propriété privée. Jusque là, Auroville n’appartenait à personne.
Il y a  trois statuts  les bénévoles, les entrepreneurs et ceux qui ont besoin de « maintenance » et sont pris en charge par la Communauté.  33% des bénéfices de ceux qui en font sont remis à Auroville qui est divisée en unités : nous sommes passés de Fraternité à Aspiration…